La Corriveau : L’histoire fantôme d’une femme pendue pour meurtre

Marie-Josephte Corriveau, plus connue sous le nom de «la Corriveau», est née en 1733, très probablement en janvier ou février, dans la paroisse rurale de Saint-Vallier en Nouvelle-France. Elle était la seule progéniture survivante de Joseph Corriveau, un fermier, et de Françoise Bolduc. Ses dix frères et sœurs sont tous morts dans l’enfance.

Corriveau s’est marié à l’âge de 16 ans, le 17 novembre 1749, avec Charles Bouchard, 23 ans, également agriculteur. Elle a épousé un bel homme mais s’est vite ennuyée avec lui.

Si tard un soir, elle a assommé son mari d’un coup à la tête, puis a pris un fouet à son cheval, qui l’a piétiné à mort. La mort a été déclarée accidentelle et La Corriveau a été libre de se marier à nouveau.

Au début, elle était heureuse de son nouvel amour. Mais son cœur était capricieux, et avec le temps, elle a jeté ses yeux sur un beau nouveau venu. Elle a donc pris une hache à son deuxième mari.

Mais cette fois, elle a été prise dans son acte et condamnée à mort.

Le lieu d’exécution était à Québec, sur les Buttes-à-Nepveu, près des plaines d’Abraham, probablement le 18 avril. Son corps a ensuite été pris, selon les directives de la sentence, pour être enchaîné à Pointe-Lévy, au carrefour de Lauzon et de Bienville (aujourd’hui rue Saint-Joseph et boulevard De l’Entente).

La Corriveau a été suspendue pour son méchant acte, et son cadavre a été mis dans une cage et exposé bien en évidence le long de la route fluviale très fréquentée.

Mais ce que les autorités n’ont pas deviné que l’esprit de cette méchante femme ne mourrait pas comme il se doit. Non. Elle était liée à sa chair enchaînée et flétrie.

La nuit, les yeux de La Corriveau s’ouvraient d’eux-mêmes et ses mains en décomposition atteignaient les voyageurs de passage alors qu’elle chuchotait les noms des voyageurs à travers un enchevêtrement de mèches filandreuses.

Marie-Josephte Corriveau
Le squelette de La Corriveau terrorisant un voyageur une nuit orageuse. Illustration de Charles Walter Simpson pour les Légendes du Saint-Laurent, 1926.

Bientôt, personne n’utiliserait la route du fleuve après la tombée de la nuit, alors les autorités ont pris le cadavre et l’ont enterré profondément sous le sol, dans l’espoir de faire taire la créature maléfique. Mais leurs espoirs étaient vains; pendant plusieurs nuits, La Corriveau sortait de sa tombe et allait et venait le long de la route fluviale, accostant les voyageurs.

Une nuit, un éminent citoyen du nom de Dubé rentrait chez lui avec sa nouvelle épouse. En passant devant l’endroit où se trouvait autrefois la cage de La Corriveau, son regard a été attiré par une scène de figures démoniaques sauvages dansant autour de la lumière bleue à travers la rivière.

«Madre de Dios», haleta-t-il de peur – puis il cria comme une paire de mains osseuses et desséchées, la gorge serrée par derrière.

– Emmène-moi de l’autre côté de la rivière, Dubé, lui chuchota La Corriveau à l’oreille, ses cheveux gras caressant sa joue. Il tressaillit à la sensation de sa peau visqueuse. «Je ne peux pas passer les eaux bénies du Saint-Laurent à moins qu’un chrétien ne me porte.»

La peur donnait à Dubé une force qu’il ne possédait pas normalement. Il tomba à genoux, déchirant les mains de la créature et tressaillant alors qu’il sentait la chair sèche se détacher des os de La Corriveau.

Le gibet dans lequel Corriveau a été exposé après son exécution, la «cage» de Corriveau.

«Au nom de la bienheureuse sainte Anne, laisse-moi», cria Dubé tandis que le méchant se penchait sur lui. Puis il s’est évanoui et n’en a plus appris jusqu’au matin, lorsque sa femme effrénée l’a trouvé au bord de la route et l’a réveillé avec ses sanglots.

L’histoire de l’attaque de Dubé s’est répandue à travers la ville, et finalement les autorités ont été obligées d’appeler les saints Curés pour exorciser le mauvais esprit et libérer les citoyens de ses mauvais sorts.

Suite aux demandes des riverains, un ordre du commandant militaire du district de Québec, James Murray, adressé au capitaine de la milice de Pointe-Lévy, autorise son démontage et son enterrement.

Article traduit par Damien pour preuves du paranormal

Source : ANOMALIEN

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