Découvrez les lieux hantés du Morbihan

Les légendes sur les lieux prétendument hantés sont nombreuses dans le Morbihan. Difficile d’en démêler le vrai du faux. Une chose est sûre : on se murmure encore et toujours leurs histoires effrayantes.

Le château de Trécesson et sa Dame Blanche…

Situé à la lisière de la forêt de Paimpont, près de Ploërmel (Morbihan), le château de Trécesson date du XVe siècle. Il est le théâtre de nombreuses légendes. La plus célèbre est celle d’une dame blanche qui hanterait encore ce lieu mystérieux. En 1750, une nuit d’automne, une jeune mariée est enterrée vivante dans le jardin du château par deux hommes masqués. Un braconnier, terrifié, assiste à la scène. Le lendemain, M. de Trécesson, le propriétaire du château, averti par le témoin du crime, fit exhumer la victime. Elle rendit son dernier soupir avant d’avoir pu révéler le nom de ses assassins. Le seigneur des lieux lui aurait offert une sépulture. Jusqu’à la Révolution, sa coiffe, sa robe et sa couronne de fleurs furent exposées dans la chapelle du château. D’après la tradition, des jeunes filles à marier venaient y planter une aiguille dans l’espoir de trouver un époux dans l’année.

Les deux joueurs de carte

Une autre légende a pour cadre le château de Trécesson. Dans la « chambre des revenants », chaque nuit, une étrange partie de cartes se joue entre deux gentilshommes du XVIIIe siècle. Une nuit, un courageux invité souhaite dormir dans la « chambre hantée ». Vers minuit, il est réveillé par une violence dispute. Deux hommes se querellent autour d’un jeu de cartes pour des pièces d’or. Pris de tremblements, l’invité téméraire tire un coup de pistolet. Les spectres disparurent… en oubliant les louis d’or. Le seigneur de Trécesson et son invité se disputèrent le trésor. L’histoire se termina en un procès à Rennes.

Le château de Trécesson (Morbihan), près de Ploërmel serait hanté par de nombreux spectres. | THIERRY CREUX / OUEST-FRANCE ARCHIVES

Les amoureux maudits

Toujours au château de Trécesson, il se raconte qu’un jeune chevalier fut contraint par son père de partir en croisade. Il perdit la vie en Terre sainte. Sa bien aimée mourut de chagrin en apprenant sa mort. Depuis, les amoureux maudits rejoueraient, à l’infini, la scène de leurs tristes adieux aux abords du château et de la forêt enchantée.

Le gentil fantôme du château de Suscinio

Certains soirs, d’après la légende, quand le château de Suscinio, à Sarzeau dans la presqu’île de Rhuys (Morbihan) est calme, les visiteurs peuvent apercevoir un petit garçon de six-sept ans. Ce serait le fils d’un ancien capitaine de la garde. Il serait plutôt d’humeur taquine. Il s’amuserait, jouerait à cache-cache avec les personnes qui l’aperçoivent. Le fantôme aurait deux espaces de prédilection : les combles et la garde de robe du duc du troisième étage.

Un gentil fantôme serait d’humeur taquine au château de Suscinio, à Sarzeau (Morbihan). | F HENRY/ARCHIVES

La forteresse de Largoët à Elven

À quelques kilomètres de Vannes, se dresse, au milieu des bois, le plus haut donjon médiéval de France (XIVe siècle). La forteresse de Largoët à Elven, connue sous le nom des Tours d’Elven également, fut habitée au XVe siècle par le maréchal Jean IV de Rieux, tuteur de la duchesse Anne de Bretagne, future Reine de France. En 1474, un célèbre prisonnier y fut enfermé : le comte de Richmond, futur Roi Henry VII d’Angleterre. Ce n’est donc pas lui qui hanterait les lieux mais les fantômes des anciens propriétaires. Ils festoieraient tous les soirs dans le donjon.

La forteresse de Largoët (XIVe-XVe) à Elven (Morbihan) serait, chaque nuit, animée par ses anciens propriétaires qui y festoieraient. | MARC OLLIVIER OUEST FRANCE ARCHIVES

Les habitants de Birvideaux

Entre Groix, Belle-Ile et Quiberon, le plateau rocheux des Birvideaux fut très longtemps une zone redoutée des navigateurs. De nombreux bateaux y sombrèrent. D’après la légende, le plateau marque l’emplacement d’une île engloutie : Aïse. La mer l’aurait noyé petit à petit. Irréductibles, les Birvideaux se refusèrent à quitter leurs terres. Depuis, ils hantent les fonds marins. Pour se venger et exprimer leur colère, les fantômes agiteraient les flots. En 1880, pour baliser la zone, un énorme chantier est lancé… qui durera près de 54 ans ! Le 25 septembre 1934, le phare des Birvideaux s’allume. En longeant la côte sauvage, on entendrait toujours leurs gémissements…

Le phare de Birvideaux, entre Groix, Belle-Ile et Quiberon (Morbihan). À son emplacement, il y aurait une île engloutie, Aïse | OUEST-FRANCE ARCHIVES

Source : OUESTFRANCE

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