Connaissez vous cette légende de Vendée? le moine auto-stoppeur

Lorsque l’on parle de fantômes et de hantises, s’il est une légende qui a su évoluer pour s’accorder à notre époque, c’est bien celle des Dames Blanches. Une version de cette croyance raconte que ces fantômes féminins font parfois de l’auto-stop, puis disparaissent mystérieusement après avoir averti le chauffeur d’un danger imminent.

En Vendée, il existe une variante de cette légende. Signe particulier : ici, le fantôme n’est pas une femme… Mais un moine du XVIIe siècle !

La Roche-sur-Yon, dans les années 80

Les premiers témoignages nous ramènent peu après le début des années 80, non loin de La Roche-sur-Yon. On rapporte qu’un moine, en bure et encapuchonné, attend, au bord de la route. Et lorsqu’un véhicule s’arrête pour prendre cet auto-stoppeur mystérieux, il monte à l’arrière, mais ne dit pas un mot, ou feint la méditation pour ne pas avoir à parler. Un silence religieux pourrait-on dire…

Cependant, selon certains récits, le moine sortirait parfois de son mutisme pour préciser qu’il vient du XVIIe siècle, peut-être de l’abbaye des Fontenelles (La Roche-sur-Yon).

Et soudainement, le moine se met à prononcer une phrase prophétique : « Le printemps sera chaud, l’été sera brûlant, l’automne sera sanglant » ! Mais lorsque le chauffeur se retourne, la voiture est vide. L’hôte a disparu comme par enchantement. 

À cette époque, de nombreux témoignages ont été rapportés. On dit avoir vu ce fantomatique ecclésiastique à La Roche-sur-Yon, Les Brouzils, Luçon, Rocheservière, Saint-Florent-des-Bois, Dompierre-sur-Yon, Cugand, Mareuil-sur-Lay, Saint-Mathurin, Challans… Mais, si la légende est vite passée de mode, notre moine court toujours…

Le moine auto-stoppeur existe t-il réellement ? 

La légende intrigue, à plusieurs titres. D’une part parce que la plupart des témoignages ne sont pas directs. À cette époque, lorsque des enquêteurs cherchent à joindre des témoins, ils ne trouvent que « l’ami d’un ami du cousin de l’oncle du camarade qui a vu l’ours » !

Cependant, dans plusieurs articles entre avril et mai 1982, le quotidien Ouest-France rapporte que la gendarmerie admet avoir « reçu des coups de téléphone à ce sujet ». 

Autre fait intrigant : tous les récits sont quasiment identiques. Les faits se sont déroulés sur une période de quelques mois seulement, à une époque où les moyens de communication n’étaient pas ceux d’aujourd’hui : pas d’internet ni de réseaux sociaux en 1982 ! Les témoignages concordent…

Véritable entité revenue parmi les vivants, ou simplement une légende urbaine ? Si l’on a une vague idée sur la question, le moine auto-stoppeur a gardé pour lui tous ses secrets…

Source : ACTU.FR

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