Visons de l’horreur au Danemark ! Les « zombies » remontent à la surface

Les autorités danoises n’ont pas enterré suffisamment profondément les visons tués en raison de la pandémie de la Covid-19. Résultat ? Certains corps remontent à la surface…

Il y a quelque chose de pourri au Royaume du Danemark, anticipait William Shakespeare dans «Hamlet»… Le 4 novembre dernier, le Danemark, premier exportateur mondial de peaux de ce mustélidé de la même famille que la civette, a ordonné l’abattage de plus de 15 millions de ces mammifères mais, après un micmac juridique que la France n’est pas la seule à connaitre, seulement un peu plus de 2,4 millions d’animaux ont été abattus. En cause, des cas de contamination du vison vers l’homme. Au total, 214 malades ont été porteurs de formes mutantes liées aux visons au Danemark, dont 12 de la forme «Cluster 5» qui remontent à septembre. «Les cas étaient âgés de 7 à 79 ans, huit d’entre eux avaient un lien avec l’industrie de l’élevage de visons et quatre étaient de la communauté locale», avait indiqué l’Organisation mondiale de la santé. Selon cette dernière, la souche «Cluster 5» implique, d’après les premières études, une moindre efficacité des anticorps humains, ce qui menace la mise au point d’un vaccin contre le Covid-19.

Bref, il a fallu massacrer à la hâte des millions de visons. Et cet abattage précipité a été suivi d’enterrements massifs dans des fosses communes. Mais les autorités n’ont pas creusé suffisamment profondément, si bien que des cadavres de vison ont été expulsés hors de la fosse par l’action d’un gaz qui se forme lors de la décomposition des corps. La police du Jutland a tenté de contrer le phénomène macabre en mettant de la terre supplémentaire sur les cadavres, qui se trouvent dans une tranchée d’un mètre de profondeur, raconte «The Guardian».

Ce n’est pas le seul souci rencontré.. Le sol du Jutland est particulièrement sableux, si bien que des associations environnementales s’inquiètent d’une éventuelle contamination des réserves d’eau souterraine. Les autorités ont aussi prévenu la population de ne pas s’approcher des cadavres, car de petites quantités de bactéries peuvent être encore piégées dans leur fourrure… La presse locale a en tout cas trouvé un petit nom affectueux pour les bêtes suppliciées, le «Zombie-Vison».

Source : MEP

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