France : découvrez ces 5 lieux hantés en Bretagne et comment vous y rendre!

La région Bretagne est bien connue pour ses légendes abondantes. Des pierres dressées mégalithiques aux contes de sorciers et de fées, la campagne vibrante de la région a une forte tradition orale de folklore paranormal. Parmi ses nombreux mystères, il y a des contes de fantômes, liés à des endroits importants, où on leur dit qu’ils ont hanté les vivants pendant des siècles.

5 – Forêt de Loudéac

Forêt de Loudeac
La forêt de Loudeac serait hantée par l’esprit d’un homme assassiné au pied d’un chêne au XVIIIe siècle. © Productions éthérées.

La forêt de Loudéac est l’une des plus grandes forêts de la région. Pensée pour avoir fait partie d’une vaste forêt qui couvrait l’ancienne Bretagne intérieure, la forêt dense de la forêt en fait sans doute l’endroit idéal pour dissimuler un crime … Et certainement, un acte aussi néfaste a été tenté en 1710, quand une querelle entre deux rivaux a pris fin dans la mort.

Une inscription dans le registre paroissial local du 11 décembre 1710 rapporte comment un homme de 21 ans appelé Jan Jan a été reconnu coupable du meurtre de Pierre le Roy. Le corps de Pierre a été retrouvé au pied d’un chêne au fond de la forêt de Loudéac, après y avoir été séduit par son ami, Jan Jan. Les deux, disait-on, étaient amoureux de la même femme. Jaloux et irrité par son rival, Jan Jan a agi sur une impulsion ivre et a poignardé Pierre à mort. Il espérait que la forêt cacherait son acte sombre, cependant, le corps de Pierre a été découvert plus tard, et son assassin a été arrêté, jugé et exécuté.

Aujourd’hui, si vous visitez le lieu du terrible crime, vous trouverez cinq petits trous dans le sol forestier. La légende locale affirme que ces trous sont les mêmes que ceux créés par le corps sans vie de Pierre, alors qu’il gisait là, attendant d’être découverts. Les trous auraient été causés par l’impact de sa tête, de ses coudes et de ses talons lorsqu’il est tombé au sol.

On dit que l’esprit de Pierre hante encore la forêt aujourd’hui et que cette colère d’avoir perdu la vie si tragiquement a maudit la région même de sa disparition. Les populations locales préviennent que les cinq trous dans le sol ne doivent pas être couverts ou bloqués au risque de connaître une fin terrible d’ici un an.

Les médias locaux ont rapporté qu’il y a plusieurs années, la légende a rencontré la réalité lorsqu’un homme de la région est décédé subitement après avoir visité cette zone soi-disant maudite de la forêt. L’homme et un ami buvaient tard le soir dans la forêt, quand – pris par la bravade – il décida de boucher un des trous de Pierre. Quand il est mort peu de temps après, ses amis et sa famille ont blâmé la malédiction.

Curieusement, l’Office national des forêts français a érigé une barrière autour des trous pour empêcher quiconque de s’approcher de trop près, ainsi qu’un panneau avertissant les visiteurs de la malédiction légendaire. 1

Comment arriver? Sur la N164, prendre la sortie D700 pour Loudeac. Au 1er rond-point, prendre la 1ère sortie. Au 2ème rond-point, prendre la 3ème sortie. Suivez maintenant les panneaux pour la forêt de Loudeac. Une fois dans la domaniale de la forêt, passez devant l’office des forêts jusqu’à la Croisée du Parc aux chevaux. Maintenant à pied, dos à la route, prenez le chemin sur votre droite, marqué par une porte de champ. Suivez ce chemin sur quelques centaines de mètres jusqu’à atteindre le Gars-fut-tué sur votre gauche, marqué par un panneau et les trous clôturés. Cliquez ici pour voir la carte .

4 – Chapelle du Ruellou

Chapelle du Ruellou
Lieu d’intérêt historique, la chapelle de Ruellou est également revendiquée comme un site d’activité paranormale. © Productions éthérées.

Juste à l’extérieur du village de Saint-Nicolas-du-Pélem, situé au bout d’une route isolée, se trouve la chapelle de Ruellou.

Datant du XVIe siècle 2, cette chapelle est connue pour être l’un des rares endroits en Bretagne à abriter une Roue de la Fortune, une roue médiévale d’origine bretonne, avec des cloches au bout de chacun de ses douze rayons, qui sonneraient lors de joyeuses cérémonies comme les mariages et les baptêmes. Site d’intérêt religieux et historique, la chapelle est chérie par la population locale.

Pourtant, certains habitants du village considèrent la chapelle de Ruellou et sa roue de la fortune sous un jour différent. Un foyer de superstition, la roue ornée de clochettes est censée attirer ceux qui souhaitent effectuer des rituels secrets, au cours desquels la roue serait utilisée pour faire des vœux destinés à guérir des maladies graves.

Le soir du 4 octobre 1964, vers 21 heures, plusieurs personnes – décrites comme étranges dans la légende locale – seraient arrivées à la ferme voisine pour demander si elles pouvaient avoir la clé de la chapelle. Pendant les cinq heures suivantes, un bruit fort aurait été entendu provenant de la chapelle. Une lumière anormalement brillante a également été vue par les fenêtres du bâtiment. Vers deux heures le lendemain matin, le bruit s’est arrêté brusquement et la lumière s’est éteinte. Ceux de la ferme qui avaient été témoins de cet événement inhabituel n’ont pas osé demander ce qui s’était passé par effroi.3

Alors que le groupe de personnes qui a visité cette nuit-là n’a jamais été revu, depuis il y a eu des rumeurs de manifestations surnaturelles à la chapelle. On dit que des sons étranges et des lumières vives s’échappent parfois des vieux murs de pierre du bâtiment. Certains ont même suggéré que ce qui s’était passé à la chapelle cette nuit-là en 1964 avait affecté le site, le changeant à jamais. La chapelle de Ruellou a-t-elle été le site d’un rituel paranormal néfaste?

Comment arriver? Prendre la D5 sud, à l’écart de Saint-Nicolas-du-Pélem, jusqu’à ce que vous voyiez sur votre gauche un panneau indiquant la Chapelle du Ruellou. La chapelle est située au bout d’une courte allée. Cliquez ici pour voir la carte .

3 – Château de Rustéphan

Château de Rustéphan
Abandonné à la forêt, le château de Rustéphan serait hanté par deux tragiques amoureux du XVIe siècle. © Productions éthérées.

Au XIIe siècle, le fils du duc de Bretagne nommé Étienne fit construire un château pour servir de pavillon de chasse aux abords d’une forêt dense de la paroisse de Nizon. La zone entière était autrefois couverte de forêts épaisses et regorgeait de gibier de chasse. Au fil du temps, le château est devenu plus fréquenté et au 15ème siècle a été rénové et transformé en magnifique château de Rustéphan.

Après cela, le château a accueilli de nombreux grands festivals. Il est devenu courant pour les villageois de se rassembler la nuit sur l’espace herbeux devant le chateâu, où ils mangeaient et dansaient ensemble. Cependant, au fil du temps, les célébrations ont acquis une aura inquiétante. La nuit, on disait que des yeux fantomatiques étincelants perçaient dans l’obscurité ce qui ressemblait à la tête chauve d’un prêtre. Les villageois ont également rapporté avoir vu un cercueil apparaître dans la grande salle, éclairé par quatre bougies blanches. L’esprit d’une jeune femme aurait également été visible les nuits de pleine lune, se promenant dans le château, tantôt chantant, tantôt pleurant.

Ces séries d’observations spectrales seraient liées à une véritable tragédie datant du XVIe siècle. Le sort de deux jeunes amants, Geneviève du Faou et Yannick Le Flecher, était voué à l’échec par leur statut social. Lorsque Geneviève, la fille d’un noble du coin, est tombée amoureuse d’un roturier, Yannick, son père a interdit l’union, obligeant son amant à devenir prêtre et à quitter la région. Les actions du noble ont brisé le cœur de sa fille, condamnant Geneviève à mourir de chagrin.

On dit que l’esprit du prêtre est Yannick, à la recherche de son amour perdu au château. La femme en pleurs serait Geneviève au cœur brisé, avec le cercueil aussi le sien, dénoté par les quatre bougies blanches qui étaient habituellement utilisées à la mort des filles nobles.

Lorsque les apparitions ont commencé à se manifester, le château a commencé à être abandonné. Malgré son histoire autrefois splendide, les villageois ont emporté leurs festivités ailleurs et ont appris à s’éloigner du château. Pendant la révolution française, le bâtiment a été saisi et vendu comme bien national, et serait ensuite exploité pour la pierre pendant plus de cent ans. Lentement, le bâtiment tomba en ruine, jusqu’à ce qu’il devienne ce qu’il est aujourd’hui, deux tours délabrées et déconnectées, dévorées par la forêt sur laquelle elle revendiquait autrefois la domination. Maintenant, la seule trace de son histoire colorée sont les esprits qui hanteraient les restes la nuit.4

Comment s’y rendre: Le Château de Rustéphan est situé dans le hameau de Rustéphan. Cliquez ici pour voir la carte .

2 – Tertre-Feuillet

Tertre-Feuillet
Selon la légende locale, ces trois croix ont été érigées pour éloigner le mal. © Productions éthérées.

Les croix et les crucifix sont des sites communs en Bretagne, que l’on trouve fréquemment dans le centre des villes et des villages, ainsi que sur le bord des routes à proximité de propriétés rurales groupées. Érigés au fil des siècles par les communautés locales, ces monuments témoignent du formidable passé religieux de la Bretagne.

De nos jours, ces croisements abondants sont largement négligés. Pourtant, il y en a encore qui ont une réputation particulière – ne serait-ce que pour des raisons inquiétantes. Sur une route éloignée du village de Gomené se trouvent le Tertre-Feuillet, trois croix de pierre qui se dressent sur une lande isolée entourée d’une végétation grossière.

La croix centrale remonte au Moyen Âge, les deux autres ayant été ajoutées ultérieurement. Leur isolement inhabituel est expliqué dans la légende locale: la première croix aurait été placée là pour éloigner le mal. Vraisemblablement, cela n’a pas fonctionné, avec un trio considéré comme plus puissant pour repousser les forces malveillantes. Pour ceux qui s’approchent des croix pendant la journée, ils projettent une aura mystique. Pour ceux qui s’approchent de nuit, ils dégagent une atmosphère plus sinistre.

Un panneau près des croix explique que chaque nuit depuis la guerre franco-prussienne de 1870, une figure spectrale peut être aperçue tapie sur le site. Vêtu d’un long manteau, les yeux cachés par l’ombre portée par un chapeau à larges bords, ce fantôme serait un soldat, revenu de la bataille pour hanter les croix. Décrit comme un esprit malveillant, un braconnier du village voisin a décidé d’affronter l’entité une nuit de pleine lune. Pour le braconnier, la rencontre s’est terminée de la pire des manières.

Maintenant, on dit que les deux esprits hantent les croix. À la lumière de la pleine lune, le braconnier réapparaît, piégé au moment de sa disparition, condamné à s’attarder aux côtés de l’entité sombre qui lui a coûté la vie.5

Comment arriver? Dirigez-vous vers le centre de Gomené, situé au sud de la N164. Au carrefour prendre la rue du Lavoir, la route en face de l’immeuble de la Mairie. A l’entrée de cette route se trouve également un panneau bleu pour le Tertre-Feuillet. Continuez à suivre cette route jusqu’à ce que vous voyiez les trois croix, situées le long de la route, sur votre gauche. Cliquez ici pour voir la carte .

1 – Marais de Kerzo

Marais de Kerzo
Les marais de Kerzo ont connu de nombreuses batailles sanglantes. © Productions éthérées.

Au fil des siècles, le sang a imbibé la zone autour des marais de Kerzo. Pendant la guerre de Cent Ans, la sanglante bataille d’Auray a été menée entre les forces bretonnes soutenues par les Anglais contre une armée bretonne renforcée par la France, pour la suprématie sur ce qui était alors le duché indépendant de Bretagne. Les marais embourbaient les Français alors que les flèches de l’archer anglais rencontraient continuellement leur cible. Avec une faible réserve, les forces franco-bretonnes n’ont pas pu résister, ont rapidement rompu les rangs et pris la fuite. Ce jour-là, le sang des morts trempa dans le sol boueux en dessous.6 En 1795 et 1815, des effusions de sang visitèrent à nouveau la région, lorsque les forces royalistes françaises furent vaincues par les armées républicaine révolutionnaire et impériale de France. 7

En 1829, une grande chapelle est érigée par le roi de France pour commémorer les martyrs qui ont donné leur vie pour sa cause. Solennelle sur un champ ouvert qui surplombe les marais, la chapelle se dresse comme un temple sur le sol sacré, qui à ce jour est censé être hanté par les esprits des morts.

Chapelle expiatoire du Champ-des-Martyrs
Un spectacle impressionnant, la Chapelle expiatoire du Champ-des-Martyrs a été construite par le roi en l’honneur des morts. © Productions éthérées.

La légende locale raconte comment les vies perdues dans les conflits se sont infiltrées dans les marais, imprégnant la terre d’une malédiction. On pense que les soldats sont pris au piège de l’emprise sinistre de cet endroit contre nature, revivant le moment de leur mort encore et encore.

Il y a des rapports de témoins ayant rencontré une brume d’un autre monde descendant sur les marais. Certains ont même affirmé que les âmes tourmentées des soldats avaient attaqué physiquement des personnes alors qu’elles marchaient sur le lieu de leur mort. Les esprits inquiets des soldats prétendent alors non seulement revivre leurs derniers instants, mais aussi chercher de nouvelles victimes pour alimenter leur soif de sang.8

Comment s’y rendre: Pour voir les marais de Kerzo, dirigez-vous vers le Champ-des-Martyrs à Brech. Au nord d’Auray, prendre la D768 et suivre les panneaux pour le Champ-des-Martyrs. Il y a un grand parking qui mène à la Chapelle expiatoire du Champ-des-Martyrs. Les marais côtoient le champ de la chapelle. Cliquez ici pour voir la carte.

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