Possession à Loudun : Le pacte signé entre Grandier et le Diable

Le 2 juin 1630, le père Urbain Grandier, curé de la paroisse Saint-Pierre-du-March de Loudun, France, est accusé de sorcellerie par un groupe de religieuses ursulines.

Grandier, un prêtre politiquement influent avec un style de vie mondain, des affaires scandaleuses et des aventures romantiques, s’était fait de nombreux ennemis. En 1618, Grandier avait écrit un discours sarcastique sur le cardinal Richelieu.

En 1630, Richelieu est devenu l’un des hommes les plus puissants de France et jouera un rôle important dans l’affaire Loudun.

Les nonnes, tout en lançant des convulsions et des accès sauvages, ont dit que Grandier avait envoyé des démons pour les posséder. Le rôle d’exorciste a été pris par le père Mignon, un des ennemis de Grandier. Plutôt que d’essayer de les guérir, Mignon a encouragé les religieuses dans leurs singeries.

Leurs symptômes comprenaient des crises, des convulsions et le parler en langues. Sur une période de plusieurs années, des exorcismes ont été exécutés, au cours desquels des religieuses aboyaient, criaient des blasphèmes et jouaient des contorsions obscènes.

Au fur et à mesure que l’hystérie autour des épisodes augmentait, des exorcismes publics étaient exécutés; ils sont devenus une sorte d’attraction touristique, attirant des spectateurs curieux à Loudon.

Pacte prétendument signé entre Urbain Grandier et le Diable, présenté comme preuve lors du procès de possession de Loudun en 1634. Également signé par Satan, Léviathan, Astaroth et de nombreux autres démons.

Grandier a été reconnu coupable de tous les chefs d’accusation. La sentence a été prononcée le 18 août 1634:

«Nous avons ordonné et ordonnons au dit Urbain Grandier dûment jugé et reconnu coupable du crime de magie, de maléfice, et d’avoir provoqué la possession démoniaque de plusieurs religieuses ursulines de cette ville de Loudun, ainsi que d’autres femmes laïques, ainsi que d’autres chefs d’accusation. et les crimes qui en résultent.

«Pour expiation dont, nous avons condamné et condamné ledit Grandier à rendre amende honorable, la tête nue, une corde autour du cou, tenant à la main un cône brûlant pesant deux livres, devant la porte principale de l’église de St. Pierre-du-March, et avant celle de Saint-Ursual de cette ville.

«Là, à genoux, pour demander pardon à Dieu, au roi et à la loi; ceci fait, il doit être emmené sur la place publique de Sainte-Croix, et attaché à un pieu sur un échafaudage, qui sera érigé sur ledit lieu à cet effet, et y sera brûlé vif… et ses cendres dispersées à le vent.

«Nous avons ordonné et ordonnons ainsi que chaque article de ses biens mobiliers soit acquis et confisqué par le roi; la somme de 500 livres étant d’abord prélevée pour l’achat d’une plaque de bronze sur laquelle sera gravé le résumé de ce présent procès, à installer dans un endroit bien en vue de ladite église des Ursulines, pour y rester pour toute l’éternité.

«Et avant de procéder à l’exécution de la présente condamnation, nous ordonnons que ledit Grandier soit soumis aux premier et dernier degrés de torture, concernant ses complices.

Urbain Grandier

Plusieurs «sorcières» ont été torturées, ainsi que Grandier lui-même, qui a été brûlé sur le bûcher en août 1634.

Selon certains récits, les accusations faisaient partie d’un complot: on demandait aux religieuses de feindre la possession afin de discréditer le beau et «immoral» prêtre Grandier, devenu quelque peu embarrassant pour l’église.

Agénor de Gasparin suggère que les premières soi-disant «manifestations démoniaques» étaient en fait des farces jouées par certains des pensionnaires dans le but d’effrayer certaines religieuses; et au fur et à mesure que les choses progressaient, ce fut l’aumônier Jean Mignon qui présenta le nom de Grandier aux religieuses suggestibles.

Quoi qu’il en soit, les possessions de Loudon ont éveillé des soupçons sur la valeur des témoignages oculaires et l’authenticité de visions spirituelles intenses.

Article traduit par Damien pour preuves du paranormal

Source : ANOMALIEN

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